Mois de la Jeune Création

Les artistes programmés au cours du mois de novembre 2017, ont été choisis par un jury constitué de professionnels et par le public présent lors des « Quarts d'Heure de la Jeune Création » en décembre 2014. Les travaux de construction du théâtre NoNo nous ont conduits à reporter la diffusion de leurs travaux.

C'est l'aboutissement des propositions de ces jeunes artistes qui sera présenté cette saison, et nous sommes persuadés que le public est impatient découvrir les créations nées de ces prometteuses prémices.

Passer d'un format contraignant, mais synthétique, à celui d'un spectacle est un enjeu important pour ceux qui conduisent un projet artistique et nous savons combien cette prise de risque est la clef pour pénétrer une profession. Nous sommes convaincus que ces projets sont porteurs de parcours en devenir. Nous les y soutiendrons et comptons sur les spectateurs et amis du Théâtre NoNo pour en être les parrains attentifs.   

 
 
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A travers la Cerisaie
Marionnette / Vera Rozanova
d'après la pièce d'Anton Tchekhov La Cerisaie

10 et 11 novembre 2017

à 20:30

tarif : 15€ (tarif réduit 12€)

Conception, scénographie et interprétation : Vera Rozanova

Professionnels et spectateurs, Vera nous avait tous bluffés lors de sa première apparition sur la scène du Théâtre NoNo en 2014.
Mais comment la manipulation d'objets peut-elle bien créer une émotion aussi puissante ?
C'est la question que nous nous étions tous posée, alors.
Et Vera Rozanova, jeune marionnettiste née en Russie, de transformer l'essai en créant dans la foulée A travers la Cerisaie, proposition qui fait d'elle l'une des artistes du théâtre d'objets les plus prometteuses du moment.
Magique, sa capacité à faire vivre l'image, à rendre animée la matière, à donner mouvement à une création purement plastique, dont elle a l'art et la manière d'être (avec) et de ne pas être (avec).
Subtile et aérienne tout autant que grinçante et terrienne, Roza Veranova se glisse tout naturellement dans l'univers d'Anton Tchekhov avec lequel elle tisse un étonnant dialogue, insérant parfois des apartés comme autant de murmures complices avec le grand auteur russe, concret tout autant que rêveur.
Le monde de Tchekhov devient un monde d'objets, et toute la fable de la Cerisaie y est contée, avec humour, précision d'horloge, et une grande virtuosité.
Ne manquez surtout pas le passage à Marseille de cette artiste au Pays des Merveilles !

« Rozanova nous emporte dans un tourbillon de vie et d'émotions. Une incroyable manière de montrer sans parole l'évolution des modes, des mœurs, selon les mutations historiques de l'époque. »
Théâtractu

« Pleine d'humour et de distance, de charme et d'enthousiasme également, la première de ce spectacle nous a convaincu, et a emporté l'adhésion de la salle. Une très belle découverte. »
TouteLaCulture.com

La compagnie Théâtre aux Mains Nues est soutenue par le Théâtre Jean Arp de Clamart, La Nef-Manufacture d'Utopies, le Département 93, la SPEDIDAM, l'Institut National de la Marionnette, le Bouffou Théâtre à la Coque, le Théâtre Massenet et Le Mouffetard.

   

 

 

 

 
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Vingt ans et Alors !
Théâtre / Bertrand cauchois
De Don Duyns

18 NOVEMBRE 2017

à 20:30

tarif : 15€ (tarif réduit 12€)

Mise en scène : Bertrand Cauchois
Avec : Marie Dissais, Louise Kervella, Lucas Gentil, Florian Guillot

Avoir 20 ans – et un peu plus ! - c'est un jeu.
Mais c'est aussi une évidence tragique.
On n'est déjà plus innocent. On est pourtant à peine dans le grand jeu, on est déjà spectateur d'un monde aux règles cruelles. Cruelles tellement qu'elles en deviennent burlesques. On est surtout un spectateur très exigent et sans concession, à 20 ans.
On rêve encore la vie. On croit qu'on la connaît. On se trompe.
La jeunesse n'est pas une excuse, mais une provocation, oui.
Et parfois un mensonge.
Le temps de dire « j'ai 20 ans ! » et c'est déjà passé.
20 ans, c'est l'enfance de l'art mais l'enfance est la condition de l'artiste,
alors avoir 20 ans, c'est nous tous, chacun de nous,
et pour toujours !

Vingt ans et alors ? est une pièce écrite par Don Duyns, un auteur néerlandais né en 1967, dont le texte parle du désir de révolte plus ou moins émoussé de jeunes adultes, de leur rapport à la société de l'image et de l'information, dans une traduction de Mike Sens.

Le jeune collectif conduit par Bertrand Cauchois et une fougueuse équipe de jeunes comédiens rencontrés au conservatoire du Mans en 2008, prend avec pertinence appui sur cette pièce bâtie comme une succession de courts tableaux pour y imprimer sa propre vision du sujet, de façon ludique, spontanée, née d'improvisations des acteurs, troussant bien les mythes et tics du théâtre comme il va, jouant de la désinvolture pour dire les espoirs insensés, pour tisser entre la vie et l'acte théâtral un jeu de rôles où tenir le sien, propre, n'est sans doute pas le moins risqué.

Depuis les Quarts d'heure de la jeune création en 2014, le spectacle a été créé, et diffusé dans plusieurs théâtres de France. Il vient d'être présenté durant le festival d'Avignon au Théâtre des Halles, dirigé par Alain Timàr.

La compagnie est soutenue par Les Ateliers de la Grande Ourse, le Conseil départemental de la Sarthe, le Conseil Régional des Pays de la Loire, la Ville du Mans, la DRAC et Région Provence-Alpes-Côte d'Azur, la Direction Départementale à la cohésion sociale, le crédit mutuel, le Théâtre de l'Ephémère, l'Ecluse, le Grand Atelier, NBA Spectacles, l'Alambic, la Fonderie, le Théâtre Epidaure, l'Enfumeraie, le Val 'Rhone, le Théâtre, le Champ de Bataille, la Scène Nationale de Saint-Nazaire, le Théâtre des Halles, le Festival Les Jeunes Poussent.

       
 

Boussole & PI XIV
DANSE

Les 24 et 25 NOVEMBRE 2017

à 20:30

tarif : 15€ (tarif réduit 12€)

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Boussole
DANSE / LÉA CANU-GINOUX

Composition musicale : Philippe Festou
Collaboration musicale et interprétation : Chikako Hosoda (violon)
Création scénographique : Pascale Bongiovanni et Nathalie Genot

Avec : Léa Canu Ginoux et Giovanna Velardi

Jeune chorégraphe issue de la compagnie Geneviève Sorin, Léa Canu Ginoux met en partage une sensibilité contagieuse, un mouvement qui suspend son souffle, et l'envie de rencontrer dans chaque inspiration gestuelle, la perception intime du spectateur.
De pièce en pièce, dans des espaces-temps volontiers inattendus (à la pleine lune, dehors, aux équinoxes sous les étoiles, dans un parc, une cour de collège ou une rue) Léa Canu-Ginoux poursuit une proposition audacieuse et fragile : son corps comme un fil tiré entre les aiguilles du temps et de l'espace.

Elle nous livre ici une pièce travaillée au cours de plusieurs workshops en France et en Italie. Elle tend à poursuivre une quête récurrente dans son travail artistique : mettre au diapason la boussole intérieure de l'individu et la boussole universelle du monde. Trouver l'équilibre instable entre le silence de l'âme et le vacarme du monde, entre le mouvement battant de notre organisme et l'absolu vide du cosmos.

Directrice de troupe, Léa Canu Ginoux développe par cette première création, le sens d'une démarche totale qu'elle souhaite faire rayonner au travers de ses créations, de la gestion d'un lieu de vie et de création – le pôle 164 – et de multiples rencontres artistiques et publiques. Le souci du lien vivant, émouvant et mouvant avec les spectateurs guide ses propositions.

La création Boussole est coproduite par MEAARI et la compagnie Giovanna Velardi – Italie, avec le soutien du Ballet National de Marseille, du Transformateur-Ballet d'Europe, du Centre d'Exploration Chorégraphique de la Colle de Nouvé, du Centre National de la Danse, du studio Le Regard du Cygne, du Conservatoire de Martigues, du Spazio Zut !, du pôle 164, du Scenario Pubblico – Italie –
Production MEAARI.Co-production FCPIN.D'OC-Compagnie Giovanna Velardi. Co-réalisation ThéâtreNoNo.

   

 

 

 

 

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PI XIV
DANSE / simone rizzo

Conception et chorégraphie : Simonne Rizzo
Création sonore, lumière et musicale ATONE
Composition musicale Mathieu Calmelet


Avec Pauline Brottes, Claire Chastaing, Simonne Rizzo.

En plus d'être une remarquable interprète - rencontrée à Marseille lors d'un travail de préparation à la création Barokko de Serge Noyelle et Marion Coutris -, Simonne Rizzo mène un travail de chorégraphe et de conceptrice qu'elle calibre avec soin sur les qualités singulières de ses interprètes. Cette faculté de projeter en l'autre sa propre énergie de danseuse, mais aussi de meneuse de troupe, nous séduit et nous fascine.

En s'amusant des symboles et des sémantiques, Simonne Rizzo emprunte à l'écriture mathématique la constante d'Archimède – qui permet de calculer la circonférence d'un cercle – et le titre royal du Roi-Soleil, souverain absolu, des Français et de la Danse.
Ainsi va-t-elle au devant des errances du pouvoir absolu tout en le contrariant par la futilité de l'acte de danser. Tout autant qu'elle ancre la nécessité du mouvement comme une arme absolue. Le paradoxe du comédien cher à Diderot, devient celui du danseur, dont Louis XIV se fait l'apôtre ou le héraut.
Inspirée par le mode des tragédies lyriques conçues par Lully, la pièce est réalisée en 5 actes avec une ouverture instrumentale faisant écho à ce qui, au XVIIème siècle, est considéré comme le nec plus ultra de l'art royal. Une redoutable arme d'Etat, entre souveraineté et séduction, transposition artistique de la victoire militaire, atout diplomatique, mais aussi synonyme de faiblesse du pouvoir, et utilisée par Molière pour dire la forfanterie de la récupération bourgeoise de ce signe royal, dans le Bourgeois Gentilhomme.

Coproduction : Châteauvallon Scène Nationale, KLAP, La Fabrique Mirmont.
Et le soutien de la Manufacture d'Aurillac, La Croisée des Arts.
La compagnie est subventionnée par le Conseil Régional PACA, le Conseil Départemental du Var, la ville de La Seyne sur Mer, la SPEDIDAM.