One Day 49
création Théâtre NoNo

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texte marion coutris | mise en scène & scénographie serge noyelle | musique  les recycleurs de bruits – jef Morin, nicolas misrachi | assistante scénographie stéphanie vareillaud | Maquillages aline raymann
Coproduction | Théâtre NoNo – Marseille, France, Oerol Festival – Terschelling, Pays-Bas
Avec jane arnfield, alain aubin, jean boissery, odila caminos, marion coutris, michel crespin, hugues dangréaux, arnaud dubery, markus fischer, frédéric houessinon, caspar hummel, bettina kühlke, grégori miege, bernard poysat, patrice pujol, geneviève rosset, li-ping ting, stéphanie vareillaud, noël vergès, marie-lou zijlstra

One Day 49 propose aux spectateurs la traversée d'une très vaste installation plastique déroulant un triptyque, espaces scénographiés où évoluent des acteurs, danseurs, chanteurs, chaque « tranche » de cet espace fortement marquée d'une empreinte plastique singulière.

La traversée longitudinale des spectateurs constitue l'aventure d'une civilisation, entre les traces laissées par la précédente, et les rites développés par la suivante, brassant en chemin l'épopée des souvenirs d'une vie, son chaos, le questionnement qui la parcourt.

Tout d'abord le sanctuaire – premier espace singulier, de One Day 49 : sous la forme de dons d'objets accordés par les spectateurs aux gardiens du lieu, postés dans des fauteuils jaunes, chantant ou parlant, et questionnant leurs hôtes.

49 carrés noirs posés sur le sol, comme un damier labyrinthique.
Une géométrie volontaire règne ici, comme une sorte de renversement du désordre dans lequel viendront s'accumuler les objets donnés, laissés à la vigilance d'étranges Cerbères - êtres méthodiques - habités par des logiques indéchiffrables. Ils restitueront par fragment la mémoire contée de ces objets, livreront quelques secrets, questionneront le donneur en le guidant vers le lieu du passage.
Ce deuxième espace où flottent des vagues de chemises blanches suspendues aux vents, découvre les jardins secrets de quatre autres autochtones, issus du monde du récit, de l'aventure épique de la parole qui conduit au mouvement des corps.

Au-delà de cet espace, le lieu de l'exode. Le spectateur déambule au milieu d'une armée de totems, mis en mouvement par une tribu d'acteurs-danseurs.
Alors le spectateur sera libre de réinventer son chemin de retour vers le point de départ de cette croisière terrestre.
Il aura alors le sentiment d'avoir effectué une traversée initiatique, depuis l'énigme qui « fait vivre », par la nécessité de l'objet trivial, jusqu'au mythe cosmique et sa dérision, puis sa décomposition rituelle : cycle de l'expérience intérieure, et de l'épopée humaine.